S’il y a une chose que j’ai comprise ces dernières années, en chamboulant ma vie sur bien des plans, c’est qu’il y a deux façons de prendre une décision juste pour soi.
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais poser une idée essentielle. Généralement, la première étape, celle qui est posée avant toute autre, c’est de choisir l’alignement par la voie du coeur. C’est décider de ne plus faire de compromis sur notre propre bien-être, sur ce qui est profondément juste pour soi.
Et c’est là qu’en général, ça se corse.
Peurs et blocages : le poids des facteurs invisibles dans nos choix
Nous sommes tous capables de savoir quelle direction emprunter. Seulement, il y a parfois tellement de bruits dans nos vies que nous nous laissons influencer, jusqu’à étouffoer cette petite voix intérieure.
Par peur de blesser, d’être blessée, de décevoir, d’être jugée ou de manquer… Par amour aussi, ou par loyauté. Ces éléments qui biaisent nos choix peuvent nous décourager, nous empêcher d’espérer mieux, et nous pousser à croire que le compromis permanent fait simplement « partie de la vie ». On en vient à penser que continuer à rêver à mieux ne fait qu’alimenter une forme de désillusion en créant un profond mal-être.
Pour ma part, je l’ai longtemps vécu ainsi. Et pour être tout à fait honnête, il m’arrive encore de retomber dans ces peurs qui me murmurent que je ne mérite peut-être pas mieux, finalement.
Néanmoins, je crois profondément que si un rêve ou une vision revient sans cesse à toi, c’est qu’il a une raison d’être. Pour l’atteindre, des décisions importantes s’imposent. Cela demande de se connecter à ses désirs en toute neutralité, affranchie des peurs et des doutes.
Découvre comment prendre des décisions alignées selon ton Human Design
Une fois que la décision juste est claire et posée, il y a, selon mon expérience, deux approches pour avancer.
Option A : Le grand saut (ou l’art d’arracher le sparadrap)
C’est choisir de sauter le pas et de s’abandonner pleinement aux potentielles conséquences et aux opportunités que cela présente. Parfois, tu ressentiras ce besoin viscéral d’arracher le sparadrap d’un grand coup pour avancer.
Ce saut dans le vide demande une grande confiance en la Vie mais aussi un système nerveux résilient pour nous accompagner. Non pas parce que ce qui nous attend est difficile, mais parce que nous faisons face à une grande inconnue. Par cette approche, on s’abandonne pleinement à ce qui est, en laissant venir à nous l’étape suivante, sans chercher à l’anticiper.
Cependant, cette option n’est pas toujours facile à envisager et peut mener à se figer dans l’inaction, nous maintenant sous une certaine forme de mal-être. C’est là, que se présente la seconde option.
Option B : La méthode douce (ou l’art d’humidifier la colle)
C’est prendre conscience des choix qui s’imposent, mais en les découpant en étapes, en sous-décisions, sans te trahir et sans briser brutalement le lien avec ce qui t’entoure. C’est prendre le temps de te sentir rassurée pour passer à l’étape suivante (comme on humidifierait ou tamponnerait de l’huile sur la colle d’un pansement).
Quand on s’est longtemps adaptée et conformée pour préserver un environnement ou des relations, il peut être très confrontant de se positionner différemment, de poser des limites et d’exprimer des besoins qui ont évolué.
La confiance se construit petit à petit, avec soi-même et avec les autres. Il est nécessaire de respecter ce rythme pour poser des fondations solides et s’autoriser à être pleinement soi. Il n’y a pas une méthode meilleure qu’une autre. Selon mon vécu, je sais à quel point mon propre niveau de sécurité matérielle et relationnelle influence la méthode choisie.
Même si au bout d’un moment, c’est ce besoin de sécurité extérieure qui a fini par me figer. Le piège de cette méthode douce, c’est de confondre « y aller à son rythme » et « attendre le moment parfait ». Car il ne viendra jamais. Tu trouveras toujours un paramètre extérieur à ajuster en espérant supprimer la peur. Seulement la peur ne disparait pas, tu apprends à avancer avec elle et ä l’utiliser comme moteur. On attend souvent que l’extérieur nous rassure pour oser le pas suivant. Or, la clé ne se trouve pas à l’extérieur, mais bien à l’intérieur de toi.
L’essentiel : Cultiver sa sécurité intérieure pour rester en mouvement
Ce qu’il est important de retenir, c’est que peu importe l’approche, la clé est de cultiver une forme de sécurité intérieur qui te permet de rester dans l’action, même un tout petit peu. Reste actrice de ta vie, que tu décides de le faire en mode cascadeur de film d’action ou de manière plus douce. C’est le cœur même d’une écologie intérieure bienveillante.
Où que tu en sois aujourd’hui, souviens-toi que tu as le choix de faire les choses à ta manière et à ton propre rythme. Tu n’es pas en retard, tu ne peux pas te tromper, car ce qui t’est destiné te parviendra toujours. Rappelle-toi que quoi que tu décides, tu auras toujours le pouvoir d’ajuster ta trajectoire avec une nouvelle décision. Tout est toujours en mouvement.
Si tu as peur d’avancer vers plus de doutes ou de désespoir, dis-toi que ce n’est pas la fin. Tout peut changer pour le meilleur. À chaque instant. À chaque décision. À chaque action. Dans le respect de l’autre, ET dans le respect de qui tu es.
Si tu souhaites être soutenue dans ce processus et apprendre à sécuriser tes espaces de transition, je t’y accompagne volontiers. Ensemble, co-créons un espace de sécurité pour avancer vers ce qui est juste pour toi.
