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Au-delà des postures : de l’intensité au silence dans ma pratique du yoga

4–5 minutes

Quand on commence à s’intéresser aux origines du yoga, on découvre que les asanas, le yoga postural, est venu par après et que leur but premier est de venir mobiliser le corps pour nous permettre de méditer confortablement. Et comme toute chose, cela ne se fait pas en une seule pratique, c’est un cheminement.

Et au travers de ces quelques mots, je voulais développer autour de ce que je considère aujourd’hui comme une incompréhension répandue au travers de ma vision et de l’évolution de ma pratique personnelle.

Les bienfaits du yoga postural : une porte d’entrée contre l’anxiété

Les postures de yoga sont finalement une porte d’entrée. Une porte qui s’entrouvre et qui permet d’entrevoir la perspective d’un nouveau monde.

Pour ma part, quand le yoga est entré dans ma vie, je souffrais d’anxiété et vivais avec des pensées intrusives qui squattaient H24 ma tête. Au fil des pratiques, au-delà de flatter mon ego (avouons-le) au travers de postures toutes les plus fancy les unes que les autres, j’y ai progressivement découvert un état de flow, un espace où ces pensées avaient de moins en moins de place.

Ma pratique de yoga était devenue mon refuge quand la vie devenait trop intense. Ma technique : transposer cette intensité sur mon tapis. Plus ma pratique était intense, voire éreintante, plus j’appréciais ce moment d’intégration final, en silence.

Et plus je goûtais à ça, plus je me disais que je comprenais l’idée « des postures qui nous permettent d’être confortable en méditation ». Parce que non seulement j’étais à l’aise dans mon corps, mais je le devenais de plus en plus avec le silence et les pensées qui pouvaient l’interrompre. Car elles avaient de moins en moins d’impact sur mon bien-être.

Des asanas à la méditation : quand la pratique du yoga devient silence

Jusqu’au jour où je réalisais que je m’étais trompée encore une fois sur ce que c’était vraiment. Parce que ma pratique de yoga était devenue un objectif en lui-même et, quand je m’en éloignais, je culpabilisais.

Ce que je ne comprenais pas encore, c’est que si je m’en éloignais, c’est parce que mes besoins avaient changé.

Autant j’ai aimé me challenger au travers de pratiques intenses de yoga pour développer ma confiance en moi et en mes capacités, autant j’ai appris à apprécier ces moments de silence qui suivaient ces pratiques, à l’attendre impatiemment pour me recueillir. Et pour y accueillir tout ce qui demande à y émerger.

Et avec le temps, je ne trouvais plus de sens dans cette intensité et ne m’autorisais pas pleinement à me créer, malgré tout, ces moments de silence.

Surmonter le syndrome de l’imposteur en tant que prof de yoga

Je culpabilisais en me demandant quelle prof de yoga je pouvais bien être si finalement ma pratique se résumait à m’asseoir en silence ou en récitant des mantras. Comment je pouvais guider mes élèves dans des flows qui sont de moins en moins présents dans mon propre quotidien ?

Je me sentais comme un imposteur, je ne trouvais plus le sens à ce que je faisais malgré l’enthousiasme de mes élèves. Jusqu’à ce que je comprenne que finalement, je gardais la porte, découverte quelques années plus tôt, entrouverte pour qu’ils puissent eux-mêmes entrevoir le potentiel qui se présente à eux.

Pour qu’ils découvrent par eux-mêmes que le yoga dans son ensemble permet de créer de l’espace, aussi bien dans le corps que dans l’esprit.

Que le yoga est une invitation pour trouver cet espace en nous pour permettre à notre âme d’y habiter pleinement.

Et ce n’est pas juste dans le cadre d’une même pratique, mais dans son évolution, au fil du temps.

Écouter son corps et son esprit : l’évolution de la philosophie du yoga

Dès que j’ai reçu cette nouvelle prise de conscience, je me suis autorisée à embrasser petit à petit le rôle que je suis invitée à incarner pour transmettre avec justesse aux personnes que j’accompagne.

Aujourd’hui, ma pratique de yoga a changé et a été complétée par d’autres pratiques, ou activités sportives, qui me permettent toujours de me challenger.

Le mouvement reste vital.

Quel qu’il soit, tant qu’il est vivant et qu’il nous permet de nous sentir bien et de nourrir cette confiance qui permet d’élargir, jour après jour, notre zone de confort. En nous incarnant, on nous a fait cadeau d’un corps, le moins qu’on puisse faire est de l’honorer en l’habitant pleinement.

Parce que oui, aussi cliché que cela puisse sonner, le corps est le temple de l’âme.

Trouver son espace intérieur: mon accompagnement yoga à Bienne et en ligne

Si tu ressens toi aussi le besoin de faire évoluer ta pratique, de traverser tes propres blocages ou de redécouvrir cet espace de silence et de reconnexion en toi, c’est avec une écoute profonde et beaucoup de bienveillance que je t’accompagne dans ce cheminement.

Que ce soit sur le tapis ou à travers un suivi personnalisé, je t’invite à découvrir mon accompagnement individuel en ligne et mes cours de yoga à Bienne.

Au plaisir de garder la porte entrouverte pour toi et de te guider vers ton propre espace intérieur.


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